Lundi 20 juin 2011 1 20 /06 /Juin /2011 09:26

AUCHEL

Les salariés de Desquesnes attendent l'exposé d'un nouveau projet d'entreprise

 

Publié le dimanche 19 juin 2011 à 06h00

 Les 140 salariés de la société de la rue Casimir-Beugnet craignent pour la pérennité du site. 

  

L'inquiétude qui a gagné les rangs du syndicat CGT et des salariés de l'entreprise Desquesnes depuis le début de l'année s'est traduite le mois dernier par le déclenchement d'un « droit d'alerte » en comité d'entreprise. La CGT s'interroge en effet sur l' avenir à mesure que le carnet de commande de la société peine à se remplumer. L'arrivée d'un nouveau responsable de site et la perspective du nouveau projet d'entreprise qui devrait être présenté avant la fin juin ne rassurent personne.


PAR ARNAUD DÉTHÉE
bruay@lavoixdunord.fr Déjà en proie à des difficultés depuis plusieurs mois, l'entreprise Desquenes vient de voir arriver un nouveau duo de dirigeants à sa tête censé trouver la solution au malaise décrit par Denis Duporge, délégué syndical CGT : « On fait part depuis plusieurs mois de nos inquiétudes à la direction face à la diminution de l'activité. On a déjà du mal à faire travailler tout le personnel et ça n'a pas l'air de vouloir s'arranger, soupire le syndicaliste. On est actuellement en pourparlers avec la direction pour qu'elle nous amène des chiffres. On veut savoir comment on va travailler jusqu'en fin d'année et aussi l'année prochaine. » Malgré l'obtention d'un treizième mois arrachée à l'issue d'une journée de grève intervenue à la mi-avril, les salariés de la société de la rue Casimir-Beugnet craignent pour la pérennité du site et l'avenir de leur emploi.


Coïncidence ou pas, un nouveau responsable de site vient d'être nommé, qui devrait présenter un nouveau plan de bataille ces prochaines semaines. Plusieurs sujets sensibles devraient être abordés à cette occasion : (re) définition du champ d'activité, élargissement de la zone de « chalandise », profil des nouveaux clients, niveau d'activité du moment, nouvelles perspectives, autant d'éléments qui pourraient permettre au syndicat comme aux employés de se faire une idée de l'état de santé véritable de leur employeur en coupant court aux rumeurs du moment.

L'entreprise Desquenes est une entreprise de travaux publics spécialisée dans la pause de canalisations, de réseaux câblés ou encore d'assainissement (eau, gaz, électricité). Cette société appartient au groupe Eiffage. Elle emploie 140 salariés à Auchel.
Il nous a été impossible de rentrer en contact avec un membre de la direction de la société.

 

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Mercredi 1 juin 2011 3 01 /06 /Juin /2011 07:32

 

PAS D’AVENIR SANS PASSÉ, L’HISTOIRE NOUS APPARTIENT.

 

 

 

 

LE DEVOIR DE MÉMOIRE ENVERS NOS CAMARADES AUSSI !

NE FAISONS PAS TABLE RASE DE CE PASSÉ HÉROÏQUE !

 

 

 

 

Le vendredi 27 mai de 18h00 à 18h30, à l’initiative de l’UL CGT d’Auchel, une soixantaine de camarades venus des 5 ULs et de la CSD, se sont réunis devant le monument aux morts de Calonne-Ricouart.

Ils y ont déposé une gerbe en mémoire des camarades martyrs mineurs, militants CGT victimes de la répression lors de la grande grève de mai-juin 1941.

Denis Duporge, secrétaire général de l’UL d’Auchel a pris la parole pour lire un émouvant hommage aux camarades.

Le samedi 28 mai de 10h30 à 11h30, l’association créée par les 5 UL CGT d’Auchel, Bruay, Béthune, Isbergues, Lillers, pour la culture et la mémoire, Front Solidaire, était présente avec une dizaine de camarades CGT, à la cérémonie au puit Dahomey de Montigny en Gohelle, en hommage aux mineurs grévistes de 1941.

Des camarades de la CGT ont déposé une gerbe sur le lieu même et à l’heure même où 70 ans plus tôt, démarrait la plus grande grève de la guerre 39/45. 100 000 grévistes

 

(4 mineurs sur 5)

soutenus par leur femme ont défié l’armée allemande, provoquant l’arrêt total de la production de guerre nazie, ce qui a entraîné une terrible répression.

600 arrestations sur dénonciation du patronat et de la police, et des centaines de nos camarades CGT, internés, fusillés et déportés.

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Mardi 11 janvier 2011 2 11 /01 /Jan /2011 15:11

Le vendredi 14 janvier 2011 le congrès de l'UL CGT d'Auchel aura lieu à la salle Mandela au musée de la mine à Auchel.

 

 

 

C’est pourquoi les débats qui vont suivre sur nos orientations, qui seront une sorte de programme de luttes pour les années à venir, doivent être francs et sincères, objectifs et constructifs. Il doivent permettre à notre Union Locale, aux militants, aux adhérents, de se sentir renforcés, de se sentir soutenus, de se sentir unis… pour faire face et dire stop à ce programme capitaliste et libéral de destruction des acquis, des droits historiques des travailleurs, et aussi pour gagner nos légitimes revendications.

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Lundi 4 octobre 2010 1 04 /10 /Oct /2010 19:00

Motion de l’Assemblée Générale des Syndicats des 5 Unions Locales CGT d’Auchel-Béthune-Bruay-Isbergues-Lillers et de la CSD 62, à l’adresse de la Confédération Générale du Travail à Montreuil.

 

Copie à la Commission Exécutive de l’UD 62, aux Unions locales CGT du Pas de Calais.

 

Camarades,

 

Les Syndicats des 5 Unions locales CGT d’ Auchel-Béthune-Bruay-Isbergues-Lillers, après en avoir débattu en assemblée générale le 1er octobre à Isbergues, s’adressent aux instances de la CGT.

 

Depuis le mois de mars, nos 5 Unions Locales réunies battent le pavé, des dizaines de milliers de tracts ont été diffusés, des milliers de signatures ont été recueillies, le nombre de manifestants n’a fait qu’augmenter, et les heures de grèves se comptent par dizaines de mille, et seul le gouvernement, et sa majorité, campe sur ses positions.

 

Nous, syndicats et syndiqués CGT, force de propositions, demandons instamment à notre Confédération CGT de passer a la vitesse supérieure afin de faire plier le Gouvernement et le Medef.

 

Pour cela nous proposons l’organisation d’une manifestation nationale sur Paris le dimanche 10 octobre ayant comme but :

 

1/ le nombre, plus d’un million.

 

2/ l’installation d’un campement permanent face au Sénat et à l’Assemblée Nationale, jour et nuit jusqu'à l’abandon du projet.

 

Les syndicats, les militants, les syndiqués, les soutiens (ils sont 70% des salariés) demandent et même exigent d’autres formes de luttes, car ils sont aujourd’hui bien conscients que les manifestations sans action de masse, ne suffiront pas pour l’abandon de la réforme et faire face à la détermination de la droite de ce pays.

 

Déjà, dans nombre de villes, des initiatives locales se sont faites, elles ont  dépassé la simple manifestation et elles sont populaires. Comme le souhaite la Confédération, nous proposons d’autres formes de luttes, et il devient prioritaire que nos dirigeants en fassent écho auprès des bases.

 

Les sondages, la population nous donnent raison, tous demandent le maintien de la retraite pleine et entière à 60 ans, la reconnaissance de la pénibilité et le maintien des régimes spéciaux (hormis pour les députés et les sénateurs qui sont considérés comme des privilégiés) . Charge à nous syndicats, à nos dirigeants fédéraux et confédéraux, d’écouter et de mettre en marche les propositions découlant des syndicats.

La démonstration a été faite, les Union locales, les syndicats ont atteint et dépassés les espérances dans la mobilisation dans la durée. La démonstration a aussi été faite que la masse des salariés a répondu à nos appels, au travail militant qui est monté en puissance depuis le printemps.

 

Aujourd’hui nous avons une nouvelle fois la possibilité de casser la spirale du recul social programmé par un gouvernement « de classe » et voté par des députés et des sénateurs aux ordres… ce qui fait que notre responsabilité est engagée, alors ne plions pas, ne décourageons pas, ne reculons pas, n’ayons pas peur de la lutte, n’attendons pas une hypothétique solution en 2012… nous serions dogmatique. N’entrons pas dans la théorie du sentiment d’impuissance et de la délégation de pouvoir, cela serait une grave erreur pour la suite… soyons offensifs !

 

Notre organisation CGT, forte de ses militants et de ses syndiqués saura répondre présent avec des millions de salariés qui ne sont pas tous syndiqués mais qui n’attendent qu’une seule chose désormais, l’appel général et national de notre Confédération Général du Travail, pour briser le mur qui les sépare d’un pouvoir qui a choisi la solution de l’affrontement et du mensonge.

 

Lors de la manifestation du 23 septembre, nous étions 3 millions dans la rue, et des millions en grève, dans les prochains jours mobilisons devant l’Assemblée Nationale et le Sénat avec 10 000 camarades jour et nuit par roulement de régions entières, jusqu'à l’abandon de la réforme des retraites.

 

Comme en 1997, avec les occupations des ASSEDIC par les privés d’emplois, comme en 2006 avec le CPE, nous créerons l’émulsion qui permettra la victoire et cela sans perte de salaire.

 

Cette proposition n’est pas révolutionnaire (exemple : Ukraine, Géorgie, Islande), mais le but est de faire s’impliquer et participer la population avec une perspective de victoire.

 

La CGT forte de ses 700 000 adhérents et des millions de salariés sympathisants à l’écoute de ses revendications, peut être le moteur de ce bras de fer, la CGT se doit d’être à l'avant garde sur ce type de mobilisation et d’action de masse.

 

Nous demandons à notre Confédération d’être porteuse de cette motion auprès de nos structures, de nos adhérents et plus largement à l’intersyndicale, la base doit être écoutée,, c’est elle qui est au plus près des salariés, c’est elle qui transmettra le signal de la mobilisation générale nationale et interprofessionnelle.

 

Dans l’attente, recevez nos plus fraternelles salutations.

 

Motion votée à l’unanimité de l’Assemblée Générale des 5 Unions locales CGT d’Auchel-Béthune-Bruay-Isbergues-Lillers et de la CSD CGT 62.
 
 Le 1er octobre 2010.
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Lundi 4 octobre 2010 1 04 /10 /Oct /2010 18:52

Sidérurgie et Métallurgie

ISBERGUES

ArcelorMittal : le projet de scission conduit plusieurs salariés à demander leur mutation

jeudi 30.09.2010, 05:04
ArcelorMittal : le projet de scission conduit plusieurs salariés à demander leur mutation
Pour les syndicats, le site sera plus que jamais fragilisé.

La direction d'ArcelorMittal devrait confirmer d'ici la fin de l'année la scission de la branche inox du reste du groupe. Le site isberguois, qui appartient au pôle en question, sera-t-il le parent pauvre de la nouvelle entité qui chapeautera l'activité ? Syndicats et salariés semblent penser que oui.

 

Cette semaine, le tract dont s'est fendu le syndicat Force ouvrière donne le ton. FO, qui estime inéluctable la scission de la branche inox, prédit une décision actée « en janvier 2011 ». Or pour le syndicat, la création d'une nouvelle entité, cotée en bourse, risque tout simplement de conduire à la fermeture de la tôlerie classique (LT). « La tôlerie sera gardée dans le processus de scission mais pour combien de temps ?, s'interroge Pierre Roussel. Les directions ne veulent pas le dire, mais FO pense qu'en 2012, la tôlerie sera fermée. » Ce que conteste formellement le directeur P. Demaret qui déclare que « Mittal restera actionnaire au même niveau. »

Comme l'indiquent le représentant syndical FO et son homologue de la CFDT Patrick Ramelot, les plus jeunes des salariés - « entre 10 et 20 » - se presseraient actuellement à la porte de la DRH pour demander leur mutation à Dunkerque. « Rester au sein du groupe permet de préserver des garanties industrielles et des acquis sociaux. Passer sous le giron d'une entité extérieure ne garantit rien. C'est là-dessus que la direction doit travailler, commente P. Ramelot. Il y a un décalage entre l'optimisme des dirigeants et la perception des salariés qui ne croient plus aux belles paroles. » Des mouvements de grogne auraient accompagné tout récemment l'annonce du recrutement de 5 des 12 contrats pros en activité sur la LC2I et Inox 2. Les salariés en attendaient en effet davantage. « Une déception légitime », à laquelle souscrit le directeur qui ajoute que « pouvoir en obtenir 5 a déjà été une sacrée bataille. Pour ce qui est des demandes de mutation, rien ne justifie ça. Isbergues a su résister à la crise et relancé la LT. La scission nous rendra plus visible auprès des investisseurs. La société UGO en a tiré profit par le passé... »

« 5e roue du carrosse »

Aujourd'hui, mercredi 30 septembre, s'achève par ailleurs l'appel à candidature du plan de départs volontaires des seniors lancé cet été. La réunion programmée le 6 octobre permettra de connaître le nombre exact de salariés sur le départ. Une nouvelle vague qui, elle aussi, inquiète le personnel et ses représentants « alors qu'il y a un besoin de renouvellement de compétences essentiel pour notre survie, lâche Patrick Ramelot. Les investissements dans les inox sont pressentis au Brésil et à Gueugnon. Nous risquons à Isbergues d'être la cinquième roue du carrosse... » •

ARNAUD DÉTHÉE

 

La Voix du Nord
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